"Le miroir montre l'impossibilité de la perfection. Ainsi était née une étrange intimité : sans cesse je me sculptais, je me transformais, me perfectionnais et me remodelais, pendant que le miroir - glacé et fidèle - trônait en juge, comme Dieu. Le miroir était désormais geôlier et sauveur, la source du mépris de soi et pourtant la seule source d'affirmation. J'étais humble devant la toute-puissante glace, avec son illusion de trois dimensions en deux. Je m'y soumettais complètement. Alors que Dieu restait distant, l'autorité du miroir sur moi était absolue."
